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UNE PRODUCTION DE JEUNES POUSSES ET HERBES FRAICHES

« Les Jeunes Pousses du Luberon » est un projet global comprenant une serre photovoltaïque de 4Ha et une chaufferie biomasse. Ce projet a pour but de produire toute l’année des produits frais pour un marché local, tout en protégeant son environnement direct : aucun rejet dans le sol, aucun pesticide, aucun engrais chimique, l’eau de pluie est récupérée et recyclée, 90% d’utilisation d’eau en moins qu’une agriculture traditionnelle.

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FERME AGRI-ÉNERGÉTIQUE

Il est clair qu’il n’y a pas d’alternative au développement des énergies renouvelables pour notre territoire. C’est pour cela que nous avons inventé la ferme agri-énergétique (le contrat de gestion énergétique a été signé personnellement par Nicolas Hulot quand il était ministre). Non seulement elle permet de produire des aliments écologiques et sains, mais elle produira suffisamment d’électricité verte pour une ville comme Villelaure. Mais cela ne suffit pas. Nous avons aussi inventé des procédés pour ne pas gaspiller l’eau.

 

Nous sommes convaincus que c’est tout le territoire qui pourra être fier d’accueillir une première mondiale, représentant à la fois l’excellence agricole et technologique provençale et plus largement française. Le projet de ferme Agroasis a été accueilli avec enthousiasme par la municipalité de Villelaure qui nous a aidé à trouver un emplacement adapté sur une terre assez pauvre.

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QUESTIONS - REPONSES

Quelle est la consommation d’eau de la serre et de la chaufferie?

La serre consomme seulement 1m3/h d’eau (la biomasse 0.36m3/h) pour la culture d’herbes fraiches. Grâce à un système d’économie d’eau et de recyclage de l’eau. Par comparaison 1 hectare de salade plein champ consomme 3500m3 dans l’année ( la serre seulement 2200m3).

 

D’ou provient l’eau?

L’eau provient d’un forage sur site allant à une profondeur de 15 m.

 

Le site va-t-il polluer la terre agricole?

Il n’y a aucun rejet de culture dans le sol, donc aucun risque de pollution. Le sol est préservé.

 

Cette agriculture est artificielle et chimique!

Non, car la culture sous serre permet de protéger les cultures des maladies et des ravageurs par le contrôle de l’humidité et la possibilité de lutter contre les insectes par l’emploi de prédateurs (coccinelles,…). De plus, les produits utilisés (terreaux, engrais) sont tous des produits naturels (huiles essentielles) et les terreaux à base d’algues.

 

La chaufferie va polluer l’air de Villelaure

La chaudière biomasse utilise du bois et des déchets verts pour produire de la chaleur pour les jeunes pousses et de l’électricité verte. La chaudière biomasse est équipée de tous les filtres nécessaires pour ne rejeter que de la vapeur d’eau : elle devance les normes Européennes et a été primée. Par ailleurs, la qualité de l’air est suivie quotidiennement par la préfecture.

De plus, la chaudière biomasse fait partie de 10 projets d’un concours national attribué par le ministre de l’environnement Nicolas Hulot.

 

Combien de camions vont circuler sur les routes pour alimenter la chaufferie ?  Pollution par le CO2 ?

L’installation recevra 1 camion par jour  transportant bois et déchets verts, ils emprunteront l’axe de détournement. Le bois et les déchets proviennent de centre locaux (rayon de 50 km autour de la chaufferie) dans le but de couper drastiquement la production de CO2 fossile.

Le site, de par sa production d’énergie renouvelable d’origine biomasse et solaire, permet d’économiser 3072 tonnes de CO2/an (équivalents à 78 semi-remorques en circulation à temps plein).

 

Ou vont les cendres de la chaufferie biomasse?

Les rejets solides de la chaudière biomasse sont répandus sur place dans l’oliveraie attenante à la serre ou compostés.

Les résidus des filtres des fumées représentent que quelques tonnes par an, ils sont acheminés dans un centre de traitement spécialisé.

 

Quel revenu pour la commune?

Les productions d’électricité verte sont soumises à des recettes fiscales pour la collectivité (biomasse et photovoltaïque) : au total cela représente environ 500 000€ sur 20 ans . Le projet a donc un impact économique direct pour les administrés.

 

Serre automatisée donc pas d’emplois!

Non, le site va générer 8 emplois agricoles directs pour la serre agri-énergétique de Villelaure, principalement pour conduire les cultures des jeunes pousses.

Le saviez-vous? :  les énergies renouvelables créent3x plus d’emplois que le nucléaire (par mégawatt produit)

 

Et les déchets plastiques générés par les cultures sous serre?

Le site n’utilise pas de plastique : par exemple les pots utilisés sont en fibre de bois entièrement compostable et remplis avec du terreau organique.

 

La serre agri-énergétique consomme beaucoup de ressources!

Non, l’eau, les nutriments, le terreau et les pots sont recyclés ou compostés. De plus le site produit 20x plus qu’il ne consomme en électricité. Elle permet de subvenir aux besoins en électricité de 3000 foyers/an : soit la population de Villelaure et ses environs, sans hydrocarbure ni nucléaire!

 

Cette serre est une verrue sur le paysage de Villelaure!

Le site a fait l’objet d’une étude paysagère par un bureau indépendant ( études sur la faune et la flore). Dans ce cadre nous nous sommes engagés à utiliser des matériaux de qualité : serre en verre et pas en plastique, mise en place d’une oliveraie (plantation d’oliviers de plus de 15 ans originaires du 84), mise en place d’une haie vive et intégration paysagère de la chaufferie avec des panneaux de bois.

 

La taille de la chaufferie est disproportionnée et inadaptée aux besoins de l’agriculture.

Faux : en général les serres chauffées qui font de la cogénération ont une puissance électrique 3x supérieure.

L’arrêté de permis de construire définit les hauteurs maximales possibles du bâtiment : nous avons choisi un procédé français qui permettra de limiter la hauteur du bâtiment (10-12m) et de la cheminée (14m).

 

Qui sont les porteurs du projet?

Le projet est porté par Agroasis dont le siège social est situé à La Tour d’Aigues et par des exploitants agricoles locaux, experts dans l’agriculture sous serre. Les salariés sont recrutés localement.

Les porteurs du projet n’ont aucun intéressement financier à la vente de l’électricité solaire, et la biomasse est dimensionnée pour fournir la chaleur nécessaire pour produire des jeunes pousses en pot toute l’année.

 

Quel marché? Quel circuit de vente? Et le circuit court?

Les porteurs du projet ont étudié le marché grâce aux données du CTIFL et ont mené des études spécifiques avec l’aide d’un bureau d’étude indépendant auprès des réseaux des acteurs français : les jeunes pousses et herbes fraiches vivantes en pot seront proposées aux cantines scolaires de Villelaure et de ses environs et en points de distribution en ultra-fraicheur. Cette production désaisonnalisée vise à concurrencer les importations d’Espagne et du Maroc en hiver et des Pays Bas et de Belgique en plein été.